Le métier, les navettes, les canetières, les lisses, les crochets de remettage, la passette, les fibres textiles, les fils de chaîne et de trame, les lisières, la contexture… le tissage repose surtout sur la sobriété et l’ancienneté de l’art de tisser.
Nos vingt artisans sont des passionnés de l’art du tissage, ils travaillent dans leur environnement naturel au milieu de leurs terres et ils transmettent de génération en génération cette passion, cet art unique.

Basé uniquement sur l’énergie humaine et le savoir-faire, la pratique est la même depuis des millénaires. Les fils de trame passent entre les fils de chaîne à travers une navette sur laquelle est fixée une cannette. Le tout est exécuté grâce à la coordination du mouvement des mains et du travail du pied qui appuie sur une pédale.
Le tissage requiert beaucoup d’endurance et d’énergie physique car la posture debout pendant toute la durée de l’opération, peut durer jusqu’à 7h par exemple, pour le simple tissage d’une écharpe et de ce fait le métier est principalement masculin à Mahdia. C’est un art qui se transmet au fil des générations, les femmes s’occupent quant à elles des finitions et des broderies, un autre art textile très développé.
On distingue deux motifs où la finesse et le prestige du tissage de Mahdia sont visibles, le « R’da Hrir », une succession de rayures colorées, rouge, bleue argent et vert et « Set El Koll » un mélange de coton et de soie avec du rouge et du noir, du vert, de l’argent et de l’or.
On peut retrouver ces tissages dans les ornements sur des couffins, coussins ou même draperies.
