01 — Héritage

Préserver un geste menacé de disparition

Aujourd’hui, seuls une vingtaine d’artisans cultivent encore le savoir-faire du tissage manuel. Malgré son riche héritage et l’imbattable qualité de ses produits, il a été peu à peu remplacé par les métiers à tisser industriels. Seuls quelques pays ont su préserver la technique artisanale.

02 — Les fondateurs

Deux jeunes Mahdois, une même conviction

Face au risque de disparition du patrimoine, Malek Hamza et Hassine Labaied ont fondé Skila en 2015. Une marque uniquement basée sur ce savoir-faire, avec un contrôle complet de la chaîne — du tissage à la vente.

Dans leurs ateliers, près d’une vingtaine de tisserands ont repris les métiers à tisser de ceux qui quittaient cette vocation, et forment aujourd’hui de nouveaux apprenants.

03 — La mesure du geste

Chaque pièce, une œuvre

La marque valorise les savoir-faire artisanaux de Côme et Mahdia en collaborant directement avec des artisans locaux, soutenant ainsi l’économie régionale et garantissant des conditions de travail éthiques.

Le métier, les navettes, les canetières, les lisses, les crochets de remettage, la passette, les fibres textiles, les fils de chaîne et de trame, les lisières, la contexture.

04 — Témoignage des créatifs

La voix de celles et ceux qui créent

Travailler la soie, c’est dialoguer avec une matière vivante. Chaque fil porte une mémoire, chaque geste raconte une histoire transmise de génération en génération.

05 — Le tissage

L’art du métier à Mahdia

Le tissage à Mahdia repose surtout sur la sobriété et l’ancienneté de l’art de tisser.

Le métier en mouvement — la navette entre les fils

Basé uniquement sur l’énergie humaine et le savoir-faire, la pratique est la même depuis des millénaires. Les fils de trame passent entre les fils de chaîne à travers une navette sur laquelle est fixée une cannette. Le tout est exécuté grâce à la coordination du mouvement des mains et du travail du pied qui appuie sur une pédale. Le tissage requiert beaucoup d’endurance car il faut rester debout pendant toute la durée de l’opération, qui peut durer jusqu’à 7 h par exemple, pour le simple tissage d’une écharpe. Le métier est principalement masculin à Mahdia et se transmet au fil des générations, les femmes s’occupent souvent des finitions et des broderies, un autre art textile très développé.

On distingue deux motifs où la finesse et le prestige du tissage de Mahdia sont visibles, le « R’da Hrir », une succession de rayures colorées, rouge, bleue argent et vert et « Set El Koll » un mélange de coton et de soie avec du rouge et du noir, du vert, de l’argent et de l’or.

On peut retrouver ces tissages dans les ornements sur des couffins, coussins ou même draperies.

06 — Nos valeurs

Quatre piliers, un engagement

Tissage manuel

Chaque pièce est tissée à la main sur des métiers traditionnels, dans le respect d’un geste millénaire.

Transmission

Nous formons une nouvelle génération d’apprenants pour préserver un savoir-faire menacé de disparition.

Éco-responsabilité

Une chaîne de production maîtrisée, du tissage à la vente, dans une démarche durable et éthique.

Œuvre méditerranéenne d’excellence

Soie fine, soie sauvage, cachemire — chaque création est conçue comme une œuvre singulière.